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Guides, vidéos et outils pédagogiques
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Dans un monde où la musique va à cent à l’heure, certains noms résonnent comme des repères immuables. Khar Mbaye Madiaga en fait partie. Plus qu’une chanteuse, elle est une mémoire vivante, une voix traversant les époques, une légende. Retour sur le parcours d’une femme dont la musique a bercé plusieurs générations. Une voix, un style, une époque Née à Dakar, Khar Mbaye Madiaga s’inscrit très tôt dans le sillage des grands noms de la chanson populaire sénégalaise. Avec une voix puissante, habitée, et une présence scénique empreinte de noblesse, elle a su marier tradition griotique et modernité musicale. Dans ses chansons, on retrouve des morceaux de notre culture, de notre Histoire, et de notre quotidien. La musique comme transmission Khar Mbaye ne chantait pas pour divertir seulement. Elle chantait pour éduquer, éveiller, rendre hommage. Elle a chanté le courage des femmes, la grandeur de nos ancêtres, la beauté de nos langues. En cela, elle est plus qu’une artiste : une passeuse de mémoire. Une carrière, des valeurs Loin des paillettes et des polémiques, Khar Mbaye Madiaga a construit une carrière solide sur des valeurs de dignité, d’humilité et d’élégance. Elle n’a jamais eu besoin de buzz pour s’imposer. Son œuvre parle pour elle. Un héritage à préserver Alors que la scène musicale sénégalaise évolue avec de nouvelles sonorités et de nouveaux visages, il est essentiel de ne pas oublier celles et ceux qui ont ouvert la voie. Khar Mbaye Madiaga fait partie de ces artistes qui ont élevé la musique au rang de patrimoine culturel. Et nous, la jeunesse ? Il est de notre responsabilité de transmettre son héritage, de revisiter ses chansons, de nous inspirer de son parcours pour créer à notre tour avec conscience, ancrage et respect. 💬 Une idée de projet ? Pourquoi pas un documentaire, une série de reprises ou un podcast hommage ? Source : https://www.seneweb.com/news/Culture/khar-mbaye-madiaga-l-rsquo-ame-intempore_n_471405.html
Le 26 septembre 2002, le ferry Le Joola quitte la Casamance, direction Dakar. À son bord, près de 2 000 personnes : des familles, des enfants, des étudiants prêts à commencer la rentrée scolaire, ainsi que des militaires accompagnés de leurs proches. À 18h30, le bateau prend la mer. Quatre heures plus tard, il chavire en à peine cinq minutes, entraînant avec lui la quasi-totalité des passagers. Aujourd'hui, nous revenons sur cet événement tragique, l'une des pires catastrophes de l'histoire du Sénégal. Mis en service en 1990, Le Joola mesurait 80 mètres de long et avait une capacité maximale de 580 passagers. Pourtant, ce jour-là, environ 809 billets avaient été vendus, sans compter les enfants de moins de 5 ans et les militaires avec leurs familles. Cela porte le nombre total de personnes à bord à environ 2 000, soit trois fois la capacité autorisée du navire. Malgré la surcharge évidente, le Joola prend la mer. La météo, qui s’annonce incertaine, se dégrade rapidement. Vers 22h, une violente tempête s’abat sur le navire, inondant ses ponts. Selon les experts, 3 tonnes d'eau envahissent rapidement l'intérieur du bateau. Entre 300 et 500 passagers se pressent alors du côté gauche, cherchant refuge face à la mauvaise météo, ce qui aggrave encore l’équilibre déjà fragile du ferry. 22h30 : la tempête s’intensifie. Les marchandises et véhicules n'étant pas attachés glissent progressivement du côté gauche également. A ce moment, il n’y a rien pour faire contrepoids, le destin du navire semble scellé. 22h51 : Un vent fort fait dangereusement pencher le Joola à 10 degrés. 22h52 : L'inclinaison atteint 12 degrés. 22h53 : Le bateau bascule à 20 degrés. 22h55 : À 22 degrés d’inclinaison, le ferry atteint un point de non-retour. En l'espace de cinq minutes, il chavire complètement, emprisonnant des centaines de passagers sous sa coque. Le bilan ? Près de 2000 morts. Officiellement, 1 863 personnes de douze nationalités (sénégalaise mais aussi gambienne, guinéenne, malienne, mauritanienne, française, belge, hollandaise…) sont mortes ou ont disparu. Toutefois, l’Association nationale des familles de victimes et rescapés du naufrage du Joola en recense 1 953, des familles s’étant manifestées après la clôture de la liste officielle. Seulement 64 personnes survivront à ce naufrage. Le naufrage du Joola est l’un des événements les plus sombres de l’histoire du Sénégal. Des milliers de familles endeuillées, des centaines d’enfants devenus orphelins, et de nombreuses veuves ont été laissées dans le deuil et la douleur. Cette tragédie a mis en lumière la négligence criante des responsables du navire ainsi que l'inaction des autorités sénégalaises, révélant de graves lacunes en matière de sécurité maritime et l'urgence de réformes profondes pour prévenir de tels drames à l'avenir. Pour rendre hommage aux disparus, un mémorial-musée le Joola a été construit à Ziguinchor et inauguré le 26 Septembre 2024. Aujourd’hui, Le Joola repose à 18 ou 20 mètres de profondeur, au large des côtes sénégalaises. Ce mémorial incarne le souvenir d’un passé douloureux que le Sénégal ne peut et ne doit jamais oublier. Si tu veux en savoir plus sur le déroulement du naufrage du Joola, je t’invite à consulter les sources et ce livre écrit par un des rescapés du naufrage: “Souviens toi du Joola” - Patrice Auvray Sources: Webographie : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/09/25/senegal-il-y-a-vingt-ans-un-naufrage-nomme-joola_6143094_3212.html vidéos: https://youtu.be/glpkIXQ7h9Q?si=PI3prTRG3Bui2Vum https://youtu.be/_QR1UfvcJlc?si=J0pP-QeJdRG0oQP8
Le henné, ce cosmétique naturel issu des feuilles réduites en poudre d’un arbre surnommé « l’arbre qui pousse au paradis », continue de fasciner les femmes. C’est un savoir-faire ancestral qui traverse les époques, mariant tradition et modernité. il ne se limite pas à l’esthétique : il joue également un rôle spirituel et symbolique. Appliqué sur les mains, les pieds ou même les cheveux, le henné symbolise la beauté, la mystique et la tradition. Depuis des millénaires, ce produit emblématique est incontournable lors des grandes célébrations, notamment les mariages pour porter bonheur et chance. Cependant, l’essor du maquillage moderne bouleverse l’hégémonie du henné dans le paysage cosmétique. En effet, de nombreuses jeunes femmes préfèrent aujourd’hui les solutions plus rapides offertes par les salons de beauté. Les adeptes du maquillage moderne privilégient les rendez-vous express pour des résultats éclatants grâce au contouring et autres techniques contemporaines. Pourtant, malgré cette concurrence, le henné conserve une place de choix, notamment pour ses vertus naturelles. Malgré l’essor des produits cosmétiques modernes, l’art du henné continue d’être prisé pour sa naturalité et sa richesse culturelle. Il incarne un pont entre traditions anciennes et nouvelles expressions artistiques dans le domaine du tatouage temporaire et des colorations capillaires naturelles. Aujourd'hui, le henné est devenu une base pour divers produits cosmétiques souvent valorisés par leurs propriétés naturelles et leurs avantages. Parmi ces divers types de produits à base de henné nous avons : masques pour cheveux et soins capillaires tatouages temporaires vernis à ongles maquillage naturelle Si tu as envie d'approfondir, tu peux retrouver sur Instagram une diversité des produits et services liés au henné : @henne2.0senegal @al_khairy_henne @henne_by_amiraah @henne_dream78 Source : https://www.afrik.com/le-henne-l-art-ancestral-qui-resiste-au-maquillage-moderne
Il existe un peu plus de 2000 langues africaines qui constituent l’essence de l’identité de millions de personnes dans le monde. Cependant, malgré leur nombre, aucune de ces langues ne figure dans le Top 15 des langues les plus parlées au monde. On compte 12 pays dont la Tanzanie, le Rwanda, l’Erythrée ou le Kenya qui ont modifié leurs constitutions ou adjoint une langue « co-officielle » à l’Anglais ou au Français. Dans certains pays comme le Sénégal, où 80% de la population parle le Wolof, où l’Assemblée Nationale est dotée d’un « système d’interprétation simultanée » permettant aux députés de s’exprimer dans leur langue natale, on se demande toutefois à quand l’officialisation du Wolof comme langue officielle du Sénégal. Mais pendant ce temps, à travers la musique, les réseaux sociaux, l’art et même la technologie, beaucoup d’efforts sont faits dans le sens de la promotion des identités linguistiques en Afrique. De même, de nombreux sites webs, livres, chaînes Youtube se consacrent à enseigner les langues africaines à tous ceux qui sont soucieux de l’apprendre. Des applications également. Voici une liste non exhaustive de quelques applications dont l’ambition est d’enseigner les langues Africaines au monde entier. Fongbe App Liguarena Lingala Basique Malang Pulaar Ochéun Afrilangues Yombz Source : https://irawotalents.com/top-7-applications-apprendre-langues-africaines/
Il existe des milliers de mardi mais celui du 07 Mars 1820 restera à jamais gravé dans les annales de l’histoire du Sénégal. "Talaatay Nder", en wolof le "Mardi de Nder", est un événement marquant la bravoure et le courage des femmes, particulièrement celles de Nder. Ce mardi-là, journée de labeurs, les hommes, dans une dynamique unitaire, ont tous déserté le village de Nder pour aller à l’assaut des travaux champêtres afin de satisfaire la plénitude de la vie de leurs familles. Mais en l’absence de tous ces hommes, les maures du Nord, fils de l’au-delà du Fleuve, dans un élan d’une lâcheté inouïe, ont envahi les femmes du Walo, solitaires et fragiles, juste pour les soumettre en esclaves. Surpris par la forte riposte des femmes déguisées en hommes, les assaillants se replièrent. Les femmes crièrent victoire trop tôt et en ôtant leurs turbans, elles dévoilèrent alors leur féminité provoquant ainsi un sursaut d’orgueil mâle chez les assaillants qui décidèrent de revenir en force. Discours de la Linguère Fatim Yamar Khouryaye Mbodj pour organiser la résistance « Femmes de Nder ! Dignes filles du Walo ! Redressez-vous et renouez vos pagnes ! Préparons-nous à mourir ! Femmes de Nder, devons-nous toujours reculer devant les envahisseurs ? Nos hommes sont loin, ils n’entendent pas nos cris. Nos enfants sont en sûreté. Allah le tout puissant saura les préserver. Mais nous, pauvres femmes, que pouvons-nous contre ces ennemis sans pitié qui ne tarderont pas à reprendre l’attaque ? » « Où pourrions-nous nous cacher sans qu’ils nous découvrent ? Nous serons capturées comme le furent nos mères et nos grands-mères avant nous. Nous serons traînées de l’autre côté du fleuve et vendues comme esclaves. Est-ce là un sort digne de nous ? » « Oui mes sœurs. Nous devons mourir en femmes libres, et non vivre en esclaves. Que celles qui sont d’accord me suivent dans la grande case du conseil des Sages. Nous y entrerons toutes et nous y mettrons le feu… C’est la fumée de nos cendres qui accueillera nos ennemis. Debout mes sœurs ! Puisqu’il n’y a d’autre issue, mourrons en dignes femmes du Walo ! » Ce mardi-là, la Linguère Fatim Yamar Khouryaye Mbodj qui avait organisé la résistance, s’immola par le feu, ainsi que plusieurs de ses compagnes, préférant la mort au déshonneur. Elle avait toutefois pris soin de faire évacuer ses deux filles, Ndjeumbeut et Ndaté Yalla pour qu’elles racontent ce qui s’est passé. Source : https://mediaactu.com/actualites-du-senegal/les-femmes-de-nder-resistances-senegalaises-a-lesclavage/ Lien de l’histoire : https://www.youtube.com/watch?v=44IPu7x2rcE
Déjà, est-ce que tu connais le village des arts ? Il se trouve à quelques mètres du stade Léopold Sédar Senghor, à Yoff. C’est une résidence d’artistes, avec près de 52 ateliers d’arts (ateliers de sculpture, de céramique, de sous-verre, etc.), ouverte tous les jours de l’année au public. Établi sur une superficie de 4 hectares, le village était des logements pour les ouvriers chinois qui ont travaillé à la construction du stade. Après leur départ, en 1998, à la demande d’artistes issus de l’Ecole des Beaux Arts de Dakar et autodidactes, ces maisons leur ont été octroyées par le ministère de la Culture. Dans la Galerie Léopold Sédar Senghor, de 300 m2, les expositions sont renouvelées mensuellement, toute l’année, avec des œuvres d’artistes du Village, mais pas seulement. Si l’art et la culture t’intéressent, fais-y un tour ! Tu ne seras pas déçu ! Pour te rendre au village des arts : Voici leur adresse : Route de Yoff, après le Stade Léopold Sédar Senghor, à côté de Kër Yoff Voici la localisation : https://maps.app.goo.gl/MWCfYo9fordDRQLv9 Voici leur numéro : +221 77 264 14 21 Voilà, si tu as du temps libre, fais y un tour ! Lien de présentation du village : https://www.youtube.com/watch?v=RUGyvA9zKYI Source : https://www.au-senegal.com/village-des-arts,1921.html
Quel élève en classe de 3ème ne connaît pas “Une si longue lettre”, ce chef d'œuvre publié par la célèbre écrivaine Mariama Bâ ? Née en 1929 à Dakar, Mariama Bâ est une auteure sénégalaise issue d’une famille aisée. Elle grandit entourée de ses grands-parents après le décès prématuré de sa mère. Son père, lui, travaillait pour le gouvernement. Dès 1943, alors âgée de 14 ans, elle intègre l’Ecole normale de Rufisque, dont elle sort diplômée trois ans plus tard. Elle devient alors enseignante pendant 12 ans avant de rejoindre l’inspection régionale de l’enseignement. Mariée à 3 reprises, Mariama Bâ s’engage dans plusieurs associations défendant les droits des femmes. En 1979, l’auteure publie Une si longue lettre, un roman qui défend une vision féministe face au poids des traditions en Afrique. Véritable succès, ce roman, traduit en 25 langues, est récompensé par le Prix Noma de publication en Afrique à Francfort en 1980. Mariama Bâ a également écrit Un chant écarlate, un roman qui relate l’échec d’un mariage mixte. Elle décède en 1981 des suites d’un cancer, avant la publication de son second livre. Source : https://www.lecteurs.com/auteur/mariama-ba/4273701
Tu utilises ta plume pour défendre des causes et tu n’as pas assez de flowwww pour faire du Hip Hop ? Essaie de faire du slam !!! Forme d’expression populaire et poétique, le slam est de plus en plus pratiqué au Sénégal. Sans complexe sur scène, les slameurs déclament leurs écrits lors d’ateliers ou de rencontres organisés par des associations comme Arc en ciel Slam ou Vendredi Slam. Ils s’expriment en français ou en wolof autour de sujets forts comme : La place de l'Afrique dans le monde, Le féminisme, L'amour, Les conséquences du colonialisme en Afrique, et bien d’autres thèmes L’idée est de se servir de cet art pour partager une vision ou des émotions. Si tu as envie de te lancer dans le slam, sans savoir comment faire, contacte ces associations : Ligue Sénégalaise de Slam de Poésie : 77 787 27 22 AFRICULTURBAN : 338532422 | 773165497 Source : https://information.tv5monde.com/afrique/senegal-le-slam-nouvelle-forme-dexpression-populaire-afrikhady-16243
“Apprenti feugeul meu ma wathie” !!! Tout sénégalais “bon teint” connaît bien cette réplique ! Les “cars rapides”, arrivés au Sénégal en 1947, après la 2de Guerre mondiale, font désormais partie de l’identité culturelle de notre pays. À la base, ils étaient peints d'une couleur unie, sans décorations et n'étaient pas destinés à transporter des passagers, mais des marchandises. Mais, donc, d’où viennent ces designs et couleurs que nous avons actuellement ? Les couleurs Il faut savoir que le jaune - blanc - bleu a été imposé par le ministère des Transports (Oui ! Nous aussi on se demande pourquoi ...). Les designs Dans les années 1970, un artiste du nom de Moussa Tine, qui travaillait comme apprenti à l'époque, a commencé à dessiner sur les cars rapides. D'autres proprios ont commencé à l'approcher pour faire de même avec leurs cars. Avant de décorer chaque car, Moussa discutait avec le propriétaire pour en savoir plus sur lui afin de personnaliser le car et refléter les croyances et les pratiques de chaque propriétaire. Moussa fut une fois embauché par un propriétaire dont les ancêtres étaient des chasseurs de crocodiles. Il décida alors de peindre un crocodile sur le car de ce client pour rendre hommage à sa famille et à ses origines. Voilà, pour résumer, les couleurs des “Cars rapides” on les doit au ministère des transports et les designs à l’artiste Moussa Tine. “Arrêt mou wathie” !!!!! Pour en savoir plus : https://share.miple.co/content/tZQooZwNysDtT
Elle a aujourd’hui 98 ans et a été la première femme journaliste au Sénégal, impossible de ne pas avoir entendu parler de Annette M’baye D’Erneville. Si c’est le cas, rappelle-toi de ce poème qui a bercé plusieurs enfances : “Ma maison. J'ai bâti ma maison sans sable, sans eau Le cœur de ma mère forme la muraille. Les bras de mon père, le sol et le toit. Les rires de ma sœur portes et fenêtres. Les yeux de mon frère éclairent la maison. Il fait bon chez moi. Douce est ma maison.” Eh oui ! Ce merveilleux poème nous vient de cette grande dame de lettres. Née le 23 juin 1926 à Sokone, dans la région de Fatick, au Sine-Saloum, Annette M’baye D’Erneville est issue d’une famille chrétienne métisse, originaire de Saint-Louis. Elle entame ses études primaires et secondaires, à Saint-Joseph de Cluny, à Saint-Louis. De 1942 à 1945 elle est admise à l’école normale de Rufisque, formant des enseignants, à une époque où se sont les pétainistes qui avaient conservé la colonie du Sénégal. Elle fut fortement influencée par Mme Germaine Le GOFF, institutrice et éducatrice ayant servi au Mali et au Sénégal et fondatrice de la première école d’institutrices en Afrique. Cette dernière la poussa à avoir des sentiments panafricains et anticolonialistes. Passionnée par la communication, Annette M’BAYE réalise des émissions en français et en Wolof, sur l’Afrique pour la Sofirad, une société de l’audiovisuel fondée par Pierre LAVAL. Elle s’exprimera, pour la première fois, à la RTF, en 1952. Elle passa le concours de l'OCORA avec succès, et obtient, après des cours et un stage au Studio-École, un diplôme de journaliste de radio en 1975. Mme Annette MBAYE D'ERNEVILLE est la première femme journaliste au Sénégal, dans un pays où l'école française était combattue et les familles étaient hostiles à la scolarisation des jeunes filles. Rédactrice en chef, elle lance d’abord un périodique féminin, «Femmes de Soleil», puis la revue «Awa», éditée dans l’imprimerie d’Abdoulaye DIOP, à Dakar, qui a été diffusée du n°1 de janvier 1964, au n°4 de mai 1973. Mme Annette Mbaye D'ERNEVILLE a, par conséquent, semé dans le cœur de tous les Sénégalais cette culture de l'égalité Femmes-Hommes, à travers sa première revue féminine en Afrique «Awa», concernant une afro-modernité et des revendications sur les droits des femmes. Mme Annette M’BAYE D’ERNEVILLE est aussi fondatrice, en 1990, des rencontres cinématographiques de Dakar, RECIDAK. Elle fonde avec son fils, le musée Henriette-Bathily de Gorée qu’elle inaugura en 1994. Source : https://blogs.mediapart.fr/amadouba19gmailcom/blog/080822/annette-mbaye-derneville-journaliste-par-amadou-bal-ba
Entre 1989 et 1991, le conflit sénégalo-mauritanien a opposé le long du fleuve Sénégal deux pays riverains, le Sénégal et la Mauritanie. Cette crise s'est soldée par la rupture de leurs relations diplomatiques pendant plusieurs années, des milliers de victimes dans les deux pays, des milliers de réfugiés de part et d'autre, sans parler des répercussions non négligeables sur la politique intérieure sénégalaise. Elle a marqué durablement les relations entre les différentes communautés. Pour en savoir plus sur les origines de cette crise clique sur ce lien : https://youtu.be/Xvtkeo7AHmA?si=G_PW0cD9ytruHAlR
Que s’est-il passé le 1er décembre 1944 dans le camp militaire de Thiaroye, près de Dakar au Sénégal ? Le documentaire "Thiaroye 44" se penche sur ce massacre de tirailleurs, rapatriés au Sénégal après avoir combattu pour la France durant la Seconde Guerre mondiale. Marie Thomas-Penette et François-Xavier Destors suivent trois jeunes artistes originaires de Thiaroye qui, par devoir de mémoire, explorent avec l’aide d’un historien les zones d’ombre de ce drame. Documentaire à suivre sur ce lien : https://youtu.be/1kmJCukdl2Q?si=RJ0Hys_9SKz1E7g_ Source : https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/reporters/20220513-thiaroye-44-enqu%C3%AAte-sur-un-massacre-de-tirailleurs-au-s%C3%A9n%C3%A9gal
La traite négrière reste l'un des chapitres les plus sombres de l'histoire humaine, marqué par la capture, la vente et le transport forcé de millions d'africains vers les Amériques pour être réduits en esclavage. Dans ce “commerce inhumain”, le Sénégal y a joué un rôle particulier dont on ne parle pas très souvent ! Les origines de la traite négrière au Sénégal La traite négrière au Sénégal remonte au moins au 15e siècle, lorsque les Européens ont commencé à explorer la côte ouest-africaine à la recherche de voies commerciales vers l'Asie. Les Portugais ont été parmi les premiers à établir des forts et des postes de traite le long de la côte sénégalaise, échangeant des marchandises contre des captifs africains. Les centres de traite au Sénégal Gorée : le centre de la traite négrière Gorée, une petite île au large de la côte de Dakar, est devenue l'un des centres les plus actifs de la traite des esclaves en Afrique de l'Ouest. L'île a alimenté pendant plusieurs années le commerce triangulaire entre l'Afrique, l'Europe et les Amériques. En effet, c'était le point de rassemblement des esclaves. Les européens après les avoir achetés, les regroupaient à Gorée avant de les déporter en Amérique. Saint-Louis et Rufisque : autres hubs de la traite En plus de Gorée, d'autres villes côtières du Sénégal, telles que Saint-Louis et Rufisque, ont également joué un rôle central dans le commerce des esclaves. Ces villes étaient des points de transit majeurs où les marchands d'esclaves européens échangeaient des biens contre des captifs africains avant de les transporter vers l'Amérique. Conséquences sociales et culturelles La traite négrière a eu des conséquences dévastatrices sur la société sénégalaise. Non seulement elle a entraîné la dépopulation et la déstabilisation des communautés locales, mais elle a également laissé des cicatrices profondes sur le tissu social et culturel du pays. Les familles ont été déchirées, les traditions ont été perdues et les traumatismes ont été transmis de génération en génération. Résistance et lutte contre l'esclavage Malgré les horreurs de la traite négrière, le Sénégal a également été le théâtre de résistance et de lutte contre l'esclavage. Des figures emblématiques telles qu'Omar Ibn Saïd, surnommé Prince Moro, ont laissé un héritage de résilience et de dignité face à l'oppression, inspirant les générations futures à se battre pour la liberté et la justice. Conclusion Le rôle du Sénégal dans la traite négrière ne peut être ignoré. Reconnaître cette histoire douloureuse est essentiel pour comprendre les dynamiques sociales et culturelles contemporaines du pays, ainsi que pour promouvoir la réconciliation et la guérison. En se penchant sur le passé, le Sénégal peut avancer vers un avenir de justice, de dignité et de respect pour tous ses citoyens. Source : https://www.senegal-online.com/histoire/esclavage-au-senegal/la-traite-negriere/
L'interdiction de la mendicité à Saint-Louis par Faidherbe en 1856 fait référence à une mesure prise par le gouverneur Louis Faidherbe dans la ville de Saint-Louis. Faidherbe était un administrateur colonial français qui a exercé une influence significative sur la région pendant la période de la colonisation française en Afrique. Cette interdiction était une politique visant à réguler et à contrôler la présence des populations locales dans les espaces publics de la ville. Elle s'inscrivait dans un contexte plus large de contrôle social et économique exercé par les autorités coloniales sur les populations autochtones. L'objectif était également de favoriser le développement économique et urbain de la ville selon les normes et les intérêts de l'administration coloniale. Cette mesure a eu des répercussions importantes sur les conditions de vie des populations locales, en particulier des personnes démunies qui dépendaient de la mendicité pour subvenir à leurs besoins. Elle a également contribué à renforcer le contrôle et la domination de l'administration coloniale sur la vie sociale et économique des habitants de Saint-Louis et des régions environnantes. Source : https://twitter.com/LamineNdiay11/status/1762041028205314402
T’es une femme et t’es passionnée de mode ? Voici 4 “Linguères” qui pourraient t’inspirer ! Oumou Sy Costumière, styliste, décoratrice et créatrice de bijoux, Oumou Sy est une icône de la mode sénégalaise. En tant que créatrice de renom, elle a non seulement révolutionné le monde de la haute couture au Sénégal, mais a utilisé sa plateforme pour défendre des causes sociales telles que l'éducation des filles et la lutte contre la pauvreté. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Oumou_Sy Adama Paris Adama Ndiaye, ou Adama Amanda Ndiaye, connue en tant qu'Adama Paris est une styliste et créatrice de mode sénégalaise. Elle est à l'origine de plusieurs événements internationaux dont la Black Fashion Week qui se déroule à Prague, Bahia, Paris et Montréal depuis 2010. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Adama_Ndiaye Diouma Dieng Diakhaté Créatrice de mode renommée, elle a su allier tradition et modernité pour créer des pièces intemporelles qui célèbrent la richesse de la culture sénégalaise tout en incarnant une sophistication contemporaine. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Diouma_Dieng_Diakhat%C3%A9 Colle Ardo Sow Reine du pagne tissé, elle est reconnue pour son talent exceptionnel dans la conception de vêtements qui célèbrent la beauté naturelle et la diversité culturelle du Sénégal. Ses créations uniques ont captivé l'imagination du monde entier, lui valant une réputation internationale. Source : https://africultures.com/personnes/?no=16069&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=538 Ces quatre femmes exceptionnelles ont ouvert la voie à une nouvelle ère de la mode sénégalaise, marquant l'histoire avec leur créativité, leur détermination et leur vision. Inspire toi de leurs histoires et de leurs parcours pour lancer ta carrière de styliste !
Toutes les tendances du marketing digital de 2024 montrent une croissance importante de l’utilisation des podcasts par les internautes ! Si tu évolues dans la culture, utilise les pour promouvoir ton art De quelle manière ? En explorant des sujets variés : permettre à tes auditeurs d'explorer de nouvelles cultures et de découvrir des perspectives différentes comme le font Marie et Guy ONGA avec le podcast Le rêve africain où ils nous parlent d'expatriation, du continent africain et particulièrement de la République Démocratique du Congo. En proposant des interviews et des témoignages : faire découvrir à ton audience les expériences personnelles, les idées et les perspectives des invités. C’est ce que fait Zoubida Fall avec son podcast Conversations Féminines. En enseignant des langues étrangères : enseigner une langue étrangère à ton public leur permettra d’améliorer leur compréhension auditive, leur vocabulaire, leur prononciation ainsi que la culture associée à la langue. Shck Tchamna utilise ce format avec Apprendre les Langues Africaines par l'écoute. En promouvant la musique et les arts : tu peux permettre à tes auditeurs de découvrir de nouveaux artistes, des genres musicaux et des mouvements artistiques et élargir leur horizon culturel comme le fait Amna Farhati le fait dans L’Afrique en culture. En discutant avec d'autres auditeurs : que ce soit en participant à des clubs de lecture, des groupes de discussion en ligne ou des événements de podcast en direct, tes auditeurs peuvent échanger leurs idées, leurs réflexions et leurs recommandations pour enrichir leur expérience culturelle. Peter Alegi utilise ce format dans L’Afrique d’hier et d’aujourd’hui. Tu as maintenant 5 modèles de podcast qui peuvent t’inspirer et t’aider à promouvoir ton art. Vas-y lance toi !
Tu es cinéphile ? A coup sûr tu as déjà utilisé WIDO, Orange S.A, YouTube, Netflix. C’est ça le cinéma 2.0 ! Oui, si on parle de 2.0 c’est qu’il y a eu un 1.0. Le cinéma 1.0 correspond à l’époque où on se déplaçait dans les salles de cinéma pour regarder une pièce de théâtre, un film, etc… Hmm… C’est un peu révolu tout ça ! Avec le 2.0, point besoin de déplacement, il te suffit d’un smartphone, d’une connexion internet, de pop-corn, d’une bonne couette et hop mets ta série préférée ! Les plateformes de streaming mettent à ta portée une pléthore de contenus cinématographiques (web-séries indépendantes, documentaires engagés et films expérimentaux) qui repoussent les limites du storytelling traditionnel. Fini les contraintes de temps et d'espace, tu peux désormais regarder tes films et séries préférés quand et où tu le veux !
De la musique à l'art en passant par le théâtre et la danse, les réseaux sociaux ont radicalement transformé la manière dont la culture est produite, diffusée et perçue. INFLUENCE POSITIVE DES RÉSEAUX SOCIAUX SUR LA CULTURE Les plateformes sociales telles que Instagram, TikTok, YouTube et Twitter (X) offrent une vitrine sans précédent aux artistes et leur permettent de partager leur travail avec un public mondial en un instant. Il peut s’agir de la publication de vidéos de danse, de clips musicaux ou de performances théâtrales. Grâce à ces outils, les artistes peuvent atteindre des milliers, voire des millions de personnes, sans avoir besoin de l'aval des grandes maisons de production ou des galeries d'art. De plus, les réseaux sociaux permettent aux artistes de se connecter directement avec leur public, en leur donnant la possibilité de recevoir des commentaires, des critiques et des encouragements en temps réel. INFLUENCE NÉGATIVE DES RÉSEAUX SOCIAUX SUR LA CULTURE Cette omniprésence des réseaux sociaux dans la culture n'est pas sans défis. La viralité et le caractère éphémère des contenus sur ces plateformes peuvent parfois favoriser la superficialité au détriment de la profondeur artistique. Aussi, les plateformes sociales fonctionnent sur la base d’algorithmes de recommandation. Ces derniers tendent à présenter aux utilisateurs des contenus similaires à ceux qu'ils ont déjà appréciés. Ce procédé peut renforcer leurs préjugés et leur enfermement dans des écosystèmes culturels homogènes. L’impact des réseaux sociaux sur la scène culturelle est énorme. Ces outils offrent à la fois des opportunités aux artistes mais posent des défis stimulants pour l'avenir de la création artistique.
Musique, peinture, théâtre, danse ? L'art t’offre de nombreux avantages dans ta croissance personnelle. Elle te permet : De stimuler ta créativité : développer ta capacité à penser et à résoudre des problèmes. De favoriser l'expression de soi : jouer d'un instrument de musique, peindre un tableau ou interpréter un personnage sur scène te permet de communiquer tes émotions, tes pensées et tes expériences de manière authentique. D'encourager la persévérance et la discipline : maîtriser une compétence artistique demande du temps, de la pratique et de la détermination. En travaillant sur un projet artistique, tu apprends à surmonter les obstacles et à persévérer face aux défis. D’élargir tes horizons culturels : explorer les œuvres d'artistes célèbres, découvrir des traditions artistiques du monde entier et participer à des événements artistiques locaux te permet d’enrichir ta compréhension de la diversité culturelle et de l'histoire de l'art. De nourrir ton bien-être émotionnel et mental : pratiquer une activité artistique est un moyen puissant de réduire le stress et de trouver un sens à ta vie. Que ce soit en chantant sous la douche, en dessinant sur un carnet ou en dansant dans ta chambre, l'art te permet de te connecter à ton toi intérieur et de trouver un refuge dans ce monde parfois tumultueux. Bonus : Il y a l’association Colombin, en face de la gendarmerie de Ouakam, à côté du Auchan qui fait de la poterie du lundi au samedi de 10h à 19h. Appelle les pour en savoir plus sur ce numéro : 77 301 84 94 Si tu es intéressé par la danse, le chant, la peinture, rends-toi au centre Blaise Senghor en face du lycée Blaise Diagne. Leur téléphone : 33 825 78 57 Il y a aussi plusieurs activités artistiques que tu peux faire au Parc Hann comme le Paintball ! Attends plus pour réveiller l’artiste qui sommeille en toi !!!